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Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Vous êtes sur le BLOG du Syndicat FO des Employés et Cadres du Commerce de l'Essonne.Une seule condition pour adhérer à notre syndicat : "être salarié dans le commerce non alimentaire et travailler en Essonne" - focommerce91@gmail.com

PREMIER COIN DANS LA LOI SUR LA REPRÉSENTATIVITÉ

 Une fenêtre s’ouvre sur la liberté, laissant entrer l’air iodé du Finistère.

Par ces temps obscurs de collaboration active, la lumière nous vient de Brest. Après un acte liberticide appelé «position commune» produit par la communion d'organisations syndicales : la Cgt et la CFDT et d'organisations patronales : la CGPME et le MEDEF ayant pour but, comme le prétendent les signataires, de défendre les intérêts des salariés.

Malgré les antagonismes, indiscutables, entre les intérêts des travailleurs et ceux des patrons, la Cgt et la CFDT ont permis à des organisations patronales de dire comment nous devions choisir nos délégués après une consultation des salariés.

Délégués qui seraient les représentants de notre organisation syndicale, mais nous n'obtiendrions l’autorisation de les désigner que sous certaines conditions.

Et si nous ne sommes plus «représentatifs», alors nous serions privés de notre rôle primordial de revendiquer, négocier et contracter sur nos positions et en toute indépendance, à travers un mandat réducteur : le représentant de la section syndicale.

Ce 27 octobre, le Tribunal d’Instance de BREST a apprécié différemment la situation et a confirmé que notre organisation syndicale née en 1897, avait gagné ses lettres de noblesse et était suffisamment majeure pour pouvoir désigner qui elle veut et quand elle le veut. Le contraire n’est qu’ingérence.

En effet, il est impensable que dans un pays où notre organisation syndicale a écrit l’histoire sociale (Sécurité Sociale, UNEDIC, Conventions collectives…) dans le sang, dans la résistance, la sueur et même au-delà de nos frontières, on nous prive du droit de défendre les intérêts des salariés.

Ce jugement est au rendez-vous avec des dates importantes pour notre organisation. Entre autres, le 5 novembre, c'était l’anniversaire de la remise du prix Nobel de la paix(1) à notre camarade et Président Léon Jouhaux(2), mais c’est aussi le centième anniversaire

(depuis juillet) de son accession au poste de Secrétaire général de la CGT et qui fut aussi un pilier du BIT et de la CISL. Il fut, dans la douleur, un des fondateurs de la CGTFO en réaction à l’emprise du PCF sur la Cgt.

Comment peut-on remettre en cause la liberté de s’organiser au sein de l’organisation syndicale de son choix et, en particulier, dans une organisation syndicale qui s’est battue pour la liberté ?

Pour mémoire, nous étions la seule à répondre aux 5 critères précédents, alors que nous n’avions l’obligation de répondre qu’à 3 d’entre eux : les effectifs, l’indépendance, les cotisations, l’expérience, l’ancienneté du syndicat et l’attitude patriotique pendant la guerre. Il est vrai que ces critères sont inscrits pour partie dans la Charte d’Amiens qui est l’antithèse d’une autre charte, celle du travail voulu par le gouvernement de Vichy.

La défendre n’est-ce pas un acte de résistance ?

Contre le fascisme, mais encore contre le stalinisme en accueillant des camarades de Solidarnosc dans nos murs… et nous continuons à soutenir des camarades dissidents chinois et d’autres pays, pour aider à construire des syndicats libres.

Aujourd’hui, c’est l’Union Départementale des syndicats confédérés de la CGTFO du Finistère, qui par un acte de résistance, a défendu notre organisation syndicale et par là même, la liberté de l’ensemble des travailleurs à venir nous rejoindre, pour défendre leurs intérêts particuliers.

En désignant notre camarade, Jean-Noël Beganton salarié de la SDMO, délégué syndical, malgré des résultats électoraux en dessous de 10%, l’Union Départementale a décidé de lancer un message fort aux salariés de la SDMO et à l’ensemble des salariés de notre pays.

Vous avez le droit de bénéficier de notre action et nous continuerons à revendiquer pour défendre nos retraites, notre Sécurité Sociale, les salaires notamment à travers notre Délégué syndical à la SDMO.

Le tribunal a clairement dit dans ses attendus : «L’obligation de choisir le délégué syndical parmi les ayant obtenu au moins 10 % est contraire au principe de la liberté syndicale et constitue une ingérence dans le fonctionnement syndical […] Cette obligation a pour effet de réduire progressivement le nombre d’organisations syndicales contrairement aux dispositions internationales qui tendent au contraire à favoriser la liberté d’expression, ce qui risque également d’avoir pour effet de détourner les salariés de toute adhésion à un quelconque syndicat alors qu’il est notoire que le taux de syndicalisation en France est très faible. Qu’une forte syndicalisation est nécessaire à la défense des droits individuels des salariés dans un contexte de mondialisation et de crise économique, mais aussi que la culture de la négociation et du dialogue, imposée par la législation communautaire, est nécessaire au bon développement économique. Cette loi a aussi pour effet de donner prépondérance aux représentants élus au détriment de la représentation désignée, contrairement aux dispositions susvisées qui sont destinées à contrebalancer les pressions susceptibles d’être exercées sur l’électorat au sein des entreprises…».

Malgré cela, La CFDT a déposé jeudi un recours en cassation d'un jugement du Tribunal d'Instance de Brest et le ministère s'est porté partie civile.

C’est en toute logique que cette action est portée contre nous. N’est-ce pas la CFDT qui s’est attaquée à nos conquêtes ? extraitjec.jpg

En 1995 contre la Sécurité Sociale, elle a accompagné le plan Juppé, en 2003, elle a accompagné la remise en cause des retraites à 37,5 annuités (aidée par le refus de l’appel à la grève générale par la Cgt), et par la position commune en espérant nous museler et qu’elle puisse aller plus loin, comme annoncé devant un parterre de patrons lors d’une réunion organisée par ETHIC.

Aller plus loin, c’est la mise en place de la gouvernance des entreprises avec les organisations syndicales.

Toutes ces actions démontrent que la CGTFO est l’antithèse de la CFDT et de la Cgt.

Une voie est ouverte, nous devons continuer notre Histoire en défendant notre outil, celui de la classe ouvrière : la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière pour porter les revendications des salariés.extraitjecsuite.jpg

Extrait du JEC n° 17

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