Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Vous êtes sur le BLOG du Syndicat FO des Employés et Cadres du Commerce de l'Essonne.Une seule condition pour adhérer à notre syndicat : "être salarié dans le commerce non alimentaire et travailler en Essonne" - focommerce91@gmail.com

URGENCE SOCIALE = RÉPONSES IMMÉDIATES

/// ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 18 FÉVRIER 2009

> URGENCE SOCIALE = RÉPONSES IMMÉDIATES

fermez la fenêtre 
newletter Inscrivez-vous à la lettre d'information éditoriaux de Jean-Claude Mailly

Menu Dans le but de préparer la réunion du 18 février avec le président de la République et les organisations patronales, une rencontre a eu lieu jeudi dernier entre Force Ouvrière et plusieurs ministres.

Pour le gouvernement, cette réunion pourrait porter sur deux points: l’agenda social 2009 et les réponses à la crise.

Pour Force Ouvrière la priorité va, bien entendu, au deuxième thème. Qui plus est, parmi les pistes suggérées par l’agenda, certaines sont dangereuses (par exemple, la demande du Medef sur les licenciements économiques) ou ne relèvent pas vraiment de l’urgence (exemple: les prochaines élections prud’homales). Nous avons donc déposé nos revendications en rappelant notre analyse de la crise. Nous avons insisté pour des annonces d’application immédiate car il y a urgence sociale.

Il est incompréhensible que le gouvernement soit hyperréactif quand il s’agit d’aider les banques et traîne les pieds quand il s’agit de soutenir les salariés, alors qu’ils sont victimes de la crise sans en être responsables.

Ce que nous demandons:

1. Pouvoir d’achat

  • Augmentation du SMIC et obligation d’ici au 30 avril de n’avoir aucune branche avec des minima inférieurs au SMIC.
  • Négociation dans la fonction publique.
  • Une vraie prime transport.
  • Un conditionnement des exonérations actuelles de cotisations patronales à l’existence d’un accord de salaire.
  • Une augmentation de 10% de l’ASS avec le rétablissement de la majoration pour les seniors.


S’agissant de l’idée émise par le président de la République sur la répartition des bénéfices en trois tiers (dividendes, investissement, salariés), nous avons dit que c’est une mauvaise réponse à un vrai problème. Raisonner dans l’entreprise sur la base du bénéfice conduit à oublier les salaires au profit de l’actionnariat salarié ou de la participation. Nous sommes pour une limitation (un plafond) pour les dividendes et des augmentations de salaires dans le cadre d’une répartition différente de la valeur ajoutée.

2. Chômage partiel

  • Remonter l’indemnisation à 80% du net (primes comprises) minimum.
  • Possibilité de prolonger, si nécessaire, au-delà des 800 ou 1.000  heures, couplée avec la formation. Pour le financement, règle des trois tiers (un tiers État, un tiers entreprise, un tiers assurance-chômage).


Rappelons que l’accord sur la formation professionnelle prévoit, en 2009, un financement de 200 millions d’euros (sans la part de l’État) pour la formation des salariés «les plus fragiles».

3. Chômage

Force Ouvrière rappelle qu’elle n’est pas signataire de la convention d’assurance-chômage et que le gouvernement, tout en voulant l’agréer, veut la compléter, ce qui démontre l’insuffisance du texte!

  • Jeunes: mise en place d’une allocation d’insertion pour ceux qui sont inscrits à Pôle Emploi et ne sont pas indemnisés.
  • Stages: rendre la gratification obligatoire dès le premier mois, interdire les stages hors cursus, les valider pour la retraite.
  • Seniors: rétablir l’AER (allocation équivalent retraite) et remettre en place des systèmes de préretraite.
  • Rétablissement de l’Allocation de fin de formation (AFF).
  • «Taxation» des entreprises recourant à la précarité.


4. Autres mesures

  • Dispositions législatives obligeant les entreprises percevant une aide publique à s’engager sur des contreparties (emploi, salaire).
  • Contrôle accru des pouvoirs publics sur les licenciements (plans sociaux, recours aux «paquets de 9», etc.).
  • Relation donneurs d’ordre/sous-traitants.
  • Gel de la RGPP et gel des 30.000 suppressions de postes (30.000 chômeurs en plus). Refus du gouvernement.
  • Mise en place d’une allocation familiale au premier enfant et d’une allocation d’installation pour jeunes couples.
  • Relèvement de l’allocation logement et report de la date de mars pour les expulsions.
  • Problème des prêts relais et des taux de crédits abusifs.
  • Ajournement de la loi HSPT (grève le 5 mars dans les hôpitaux).


Sur les dispositions éventuelles en matière d’impôt sur le revenu (suppression de la première tranche), nous avons dit que nous préférerions du salaire et qu’il fallait une vraie réforme fiscale.

Nous avons annoncé que nous demanderions à être reçus par les groupes parlementaires après le 18 février.

Enfin, nous avons traité de la situation dans les DOM.

Le gouvernement a surtout écouté et a semblé plus ouvert sur le curatif (par exemple sur le chômage partiel) que sur le pouvoir d’achat. Nous avons réinsisté sur ce dernier point qui, pour Force Ouvrière, est essentiel.

Pour Force Ouvrière,
Urgence sociale = réponses immédiates


Nous sommes déterminés, d’où l’appel préventif au 19 mars.

À ceux qui pourraient s’étonner que nous ayons fixé une date avant la réunion du 18 février, nous expliquons que nous faisons comme le président de la République. Quand il dit aux patrons: conduisez-vous correctement ou nous ferons une loi, nous disons au président, répondez aux revendications sinon on mobilise!

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article