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Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Vous êtes sur le BLOG du Syndicat FO des Employés et Cadres du Commerce de l'Essonne.Une seule condition pour adhérer à notre syndicat : "être salarié dans le commerce non alimentaire et travailler en Essonne" - focommerce91@gmail.com

Quand une bataille est gagnée, la riposte ne se fait pas attendre !

En quatre jours, notre confédération avait titré :

  • « CNE : LA CGT FO SE FÉLICITE DE LA DÉCISION DE L’OIT » (le 15/11/2007) (1),

 

  • « FORCE OUVRIÈRE DÉNONCE LA SUPPRESSION ANNONCÉE DE 63 CONSEILS DE PRUD’HOMMES » (19/11/2007) (2),

 

Il faut dire que ce gouvernement tape dans tous les sens, dans la continuité de précédent… : la destruction des acquis de la classe ouvrière.

Si certains pensent que les deux sujets ne sont pas liés, on peut s’interroger si l’on se rappelle que les premières brèches sur le CNE ont été creusées au conseil des prud’hommes de Longjumeau en Essonne, où un conseil des prud’hommes sur trois est menacé (Etampes, un des 63 prud’hommes menacés) (3).

 

Entre la diminution des moyens (en temps) des conseillés prud’homaux, une fermeture annoncée de 63 prud’hommes, un projet d’une franchise à payer pour l’aide juridictionnelle quand on n’a pas les moyens… si le gouvernement voulait prêter, d’avantage, allégeance au MEDEF, il y est arrivé.

 

C’est une véritable vendetta ! On nous détruit en masse nos acquis (retraite, sécurité sociale, code du travail, école…) et en plus le peu qui nous reste, nous ne pourrions plus le faire respecter auprès des prud’hommes. Cette vendetta a un nom : « la lutte des classe ».

Le gouvernement et le président de la république ont clairement choisi leur camp.

 

Et puis, sans droit, plus besoin de justice… leur logique est implacable !

 

Quand on a un raisonnement comptable en matière de justice, de santé, d’école et autres, on ne se prive pas de dérive. La destruction du ciment qui cèle notre civilisation nous entraînera immanquablement vers la barbarie.

 

L’égalité professionnelle des réponses dans le comportement !

 

Comme le disait Françoise GIROUD : « La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

 

Sarkozy a cultivé son côté féminin : Rachida DATI.

 

 

EXTRAITS DE NOTRE SITE CONFEDERAL : http://www.force-ouvriere.fr

 

 

(1) CNE : LA CGT FO SE FÉLICITE DE LA DÉCISION DE L’OIT


La CGT FO se félicite de la décision du Conseil d’administration (CA) de l’OIT (Organisation internationale du travail) qui a adopté hier soir le rapport de son Comité concluant à la non-conformité du CNE avec la convention 158 sur le licenciement à la suite de la plainte qu’elle avait déposée en août 2005.

Concernant la période d’essai, le rapport que le Comité aadopté conteste les arguties présentées par le gouvernement. Ainsi, le rapport estime que les considérations politiques qui sous tendent la création du CNE, tentant de justifier le CNE par la promotion du plein emploi productif, n’ont guère de lien avec les situations visées par la convention. Il considère que « caractériser la période de consolidation de l’emploi [du CNE] de « période d’ancienneté » a essentiellement pour objectif d’exclure les salariés sous CNE de certaines dispositions de la convention ». Le Comité estime donc qu’il n’existe pas de base suffisante pour assimiler cette période à une période d’une durée raisonnable.

Concernant la motivation préalable du licenciement (ou motif valable), dont le rapport rappelle qu’elle fait partie des prescriptions qualifiées de « pierre angulaire » des dispositions de la convention 158, le Comité « considère que la France, à l’heure actuelle, n’assure pas une application effective de la convention n°158 ».

Cette décision vient conclure une mobilisation de plus de deux ans qui a vu l’annulation de l’ordonnance, prise au même moment que celle instituant le CNE, qui visait à exclure les jeunes travailleurs du calcul des effectifs des entreprises pour la détermination du droit syndical et le retrait du CPE à la suite des manifestations de 2006.

Pour la CGT FO cette conclusion – adoptée de manière tripartite (gouvernements, employeurs et travailleurs) au sein de l’OIT – est importante pour le combat syndical international pour la défense des normes internationales du travail et de l’OIT dans le contexte de la mondialisation. Dans sa plainte, FO soulignait en effet que l’ensemble de cette législation autour du CNE aboutissait à opposer les normes du travail, définies par les conventions de l’OIT, à l’emploi, en s’inscrivant dans une logique de baisse du coût du travail fondée sur le dumping social, à l’opposé des principes fondateurs de l’OIT.

Enfin cette décision de l’OIT apporte de l’eau au moulin des syndicats à l’occasion de la négociation interprofessionnelle sur la modernisation du marché du travail.

 

(2) FORCE OUVRIÈRE DÉNONCE LA SUPPRESSION ANNONCÉE DE 63 CONSEILS DE PRUD’HOMMES

 

Le Bureau confédéral de la Confédération Force Ouvrière dénonce la suppression de 63 conseils de prud’hommes dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire.

 

Force Ouvrière rappelle son attachement à une justice de qualité, qui doit passer par la proximité du citoyen, l’efficacité dans le procès. Elle rappelle par ailleurs que le rôle des prud’hommes doit être renforcé, ce qui suppose des moyens supplémentaires.

 

Force Ouvrière s’interroge sur la volonté ministérielle de fermer des tribunaux les plus rapides et les moins engorgés, et dénonce une réforme qui ne prend en compte que le seul critère comptable d’affaires par conseil. Réformer le service public de la justice, c’est d’abord lui donner de réels moyens de fonctionnement, et non pas favoriser l’engorgement des tribunaux et le découragement des justiciables.

 

C’est pourquoi Force Ouvrière demande à être très rapidement reçu par la Garde des Sceaux, Madame Dati, et le Ministre de l’emploi, Monsieur Bertrand.

 

(3) LE DÉBUT DU CALVAIRE JUDICIAIRE

 

Un conseil des prud'hommes a ordonné vendredi dernier la requalification d'un contrat «nouvelles embauches», jugé contraire au droit international.

           

Le contrat nouvelles embauches (CNE) a du plomb dans l’aile. Le conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) a requalifié vendredi dernier un contrat de ce type en CDI, après avoir considéré qu’il était contraire au droit international. Ce premier jugement marque sans doute le début d’un long calvaire judiciaire. Il a réjoui les syndicats qui avaient décidé de porter le fer dans les prétoires contre ce symbole de la précarité.

 

Le jugement des prud'hommes de Longjumeau fait suite à la plainte d’une secrétaire, Linda de Wee, après son licenciement par son employeur, un mandataire judiciaire exerçant à Versailles (Yvelines). Au terme d’un CDD de six mois, Mme de Wee, a été recrutée en CNE le 1er janvier 2006, pour les mêmes fonctions et le même salaire avant d’être licenciée par lettre recommandée au bout d'un mois. Réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, le CNE autorise en effet l’employeur à licencier son salarié sans avoir à motiver sa décision durant les deux premières années, une période d’essai dite de «consolidation.

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