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Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Syndicat Employés et Cadres du COMMERCE FO 91

Vous êtes sur le BLOG du Syndicat FO des Employés et Cadres du Commerce de l'Essonne.Une seule condition pour adhérer à notre syndicat : "être salarié dans le commerce non alimentaire et travailler en Essonne" - focommerce91@gmail.com

Élection présidentielle - L'ÉLU SERA JUGÉ «SUR LES ACTES»

 

 

Les syndicats avertissent Nicolas Sarkozy que toute précipitation ou «passage en force» sur des sujets aussi importants que le service minimum ou le droit du travail risquent à un moment ou un autre de se solder par «un effet boomerang».

 

Après le scrutin présidentiel de dimanche, les syndicats ont pris acte de l’élection de Nicolas Sarkozy en espérant que le dialogue social sera respecté avant toute mise en œuvre de réforme dans le domaine économique et social.

 

 

 

Rappelant que «les rythmes sociaux» ne correspondent pas aux «rythmes politiques», la confédération FO a prévenu qu’elle «défendrait ses positions, analyses et revendications avec détermination». Si elle n’avait pas pris position pour tel ou tel candidat, au nom de «l’indépendance syndicale» qui la caractérise, l’organisation dirigée par Jean-Claude Mailly avait mis en garde contre certaines mesures inscrites dans le programme électoral de l’ancien ministre de l’Intérieur: libéralisation des heures supplémentaires, fusion de l'assurance chômage avec l'ANPE, remise en cause du droit de grève (service minimum) avenir des services publics (et de leurs effectifs), retraites ou institution d’un contrat de travail unique. Et pour elle, «toute précipitation ou tout passage en force» sur ce type de dossiers «générerait (inévitablement) des effets boomerang et fragiliserait fortement le dialogue social».

 

 

 

Tout en respectant «le résultat du suffrage universel», qui a porté Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la CGT a insisté sur l'importance de «la démocratie sociale» qui «doit tenir toute sa place» dans les années à venir. Ainsi pour elle, «la démocratie ne se réduit pas à l'expression citoyenne à l'occasion d'une élection» et implique «que les grandes décisions économiques et sociales soient soumises à concertation et négociation». À la CFDT, c’est à la manière dont Nicolas Sarkozy engagera ses réformes qu’on semble vouloir le juger. «L'écoute, le respect des partenaires sociaux, la qualité du dialogue, la négociation, en sont des éléments essentiels», a souligné la CFDT, pour qui, «la méthode que choisira le chef de l'Etat pour impulser les réformes sera à ce titre déterminante».

 

 

 

La CGC a souhaité, de son côté, que «les objectifs économiques et sociaux affichés par Nicolas Sarkozy (puissent) être atteints dans l'harmonie». Selon la centrale des cadres, le slogan du président élu «Ensemble» va «devoir prendre tout son sens dans les mois à venir pour relever les défis dont les Français sont aujourd'hui informés». Parmi ces défis, elle a cité notamment la réduction de la dette, la baisse des prélèvements obligatoires ou la protection sociale. À l’instar de ses homologues, la CFTC a insisté également sur la nécessité de laisser «un temps suffisant à la négociation» car toute précipitation risquerait «de rendre impossible les discussions nécessaires pour faire mûrir un projet» ou «des accords justes et équilibrés».

 

Comme l’a souligné lundi le leader de FO Jean-Claude Mailly, le futur gouvernement, placé sous l’égide de M. Sarkozy, sera d’abord jugé sur «les actes». Dit autrement, il est attendu au tournant de la négociation.

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